Mardi 6 mars 2007
2
06
/03
/Mars
/2007
08:02
|
Par les couchants sereins et calmes, les mouettes
Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé, Tels des gris souvenirs pleines de douceurs secrètes Voltigeant dans un coeur souffrant, mais apaisé. |
|
L'une, dans les clartés rouges et violettes,
D'un coucher de soleil, fend le ciel embrasé, Une autre comme un trait, plonge dans les eaux muettes Ou se suspend au flot lentement balancé. |
|
Nul oiseau vagabond n'a de plus longues ailes
De plus libres destins, ni d'amours plus fidèles Pour le pays des flots noirs, cuivrés, bleus ou verts |
|
Et j'aime leurs ébats, car les mouettes grises
Que berce la marée et qu'enivrent les brises Sont les grands papillons qui butinent les mers. |